Voyage à la voile sur Saturne

10/06/11, Vanitas vanitatum...

8h, Michel: On se réveille plus fatigué qu'hier soir! Pas moyen de trouver une allure, un cap moindrement confortable. Trop de mer pour ce rien de vent et basta! Je suis vidé, Antoine aussi, mais parce qu'il sort de chiottes... poésie du patron! Sérieusement tous les trois sommes fatigués, en ce moment c'est Luc qui boit son thé sous une pluie battante. Pour vous dire le réservoir secondaire de fuel pourtant à moitié plein arrive à désamorcer tant nous sommes chahutés. ( Saturne dispos de deux réservoirs de fuel, un premier dans la quille qui contient 800 litres et un deuxième, rempli via une pompe de relevage, de 160 litres qui alimente le moteur par gravité) Pour me remonter le moral je contemple rêveur les fichiers gribs, avec leurs jolies flèches, bien orientées et flanquées de deux barbules et demi! (25 nds) Mais rêve pas garçon, c'est encore un poisons d'avril! Malgré tout ça, demain à cette heure nous aurons parcouru les deux tiers de la route... Pas pire. A plus tard les gens.


11h, Luc: Vanitas vanitatum... tout est vanité et poursuite de vent, comme dirait l'Eclesiaste! quelques jours que nous guettons les moindre frémissements du vent sans jamais atteindre une poussée un tant soit peu durable et régulière. La perturbation attendue est bien arrivée avec des seaux de pluie... mais le  vent se cache ou se fait attendre. Avec l'aide du moteur, on reste à peu près dans le planning, mais avec une impression de langueur renforcée par l'obligation de rester à l'intérieur pendant les longues phases de pluie. Qu'est ce qu'on attend, pour faire la fête, qu'est ce qu'on attend pour être heureux??? Un rayon de soleil, 20 noeuds de vent arrière, bref, un ascenceur pour les Açores.

Heureusement, la mer n'est pas trop forte et on a le coeur maintenant suffisamment bien accroché pour de longues phases de lecture. Ainsi, j'arpente les rues de Tokyo (merci fils), Antoine bat le pavé du Paris des années 1900 tandis que Michel se glisse pour 100 ans à Macondo. Peut être qu'en lisant ces lignes, vous partagez un peu de notre solitude océanique, sans la moindre terre à moins de rayon de 3000 km... être ici être ailleurs, s'échapper et revenir, comme nos puffins qui nous ont suivi pendant une semaine complète (quelle santé) avant de suivre, qui sait, une autre voile, ou un grand banc de sardines.

A chacun ses petits bonheurs entre ces longues heures... je vous livre le mien:  le thé vert bien chaud que me livre Michel dans le carré arrière avec des petits gâteaux tandis que j'achève le dernier quart de la nuit et qu'un rayon de soleil ou un brin de vent fait sècher les habits détrempés ! Luc.

 

11h30, Michel: Signe: Rien de bien nouveau... toujours beaucoup de mer et bien peu de vent. Mais une houle de Sud-Ouest semble s'impose. Peut-être les prémisses d'un courant déjà bien installé plus à l'ouest? On ne peut qu'attendre sous la pluie...

Position: 30°42N 42°00W, Vitesse: 5,2 nds, mer agitée, www.voile-voyage.frSaturne sur une carteFacebook


Publié à 16:19, le vendredi 10 juin 2011, dans Transat, Océan Atlantique Nord
Mots clefs : Lectureperturbationsaturnetransatattentepluievoilethévoyage


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