Voyage à la voile sur Saturne

05/07/11, belle prise matudinale.

 7h. A minuit les alizés ont repris leurs droits. Le temps est un peu grisouille mais le vent de nord-est stable. Sommes  à une journée de Sao Vicente et  deux de Gibraltar. La mer est super lisse et nous avons tous pu nous reposer de ne rien faire, très correctement. Ceci dit, il a bien fallu qu'Olivier m'arrache à 5h30 d'un sommeil, durant lequel je faisait du shopping avec DSK dans une boutique de Manathan qui propose exclusivement d'la "bonne" sourde et muette... Quand justement, pour rebondir donc, Olivier vient me secouer virilement,  en me criant: "un thon, un thon, thon" comme d'autre vocifèrent dans les manifs: "à mort, à mort, à mort..." "je sais pas comment ça marche, viens vite!"

Pas facile de l'arracher à l'océan celui là... Et Seb dépité qui jette un dernier regard abattu sur le barbecue, reprend un peu d'air et hurle en direction de Castelnau-Montratier vive L'ANARCHIE. Bon finalement, il est dans le frigo (pas Seb non, le thon) et moi bien las de devoir tous les jour vous tenir en halène avec des histoires rocambolesques, tout ça pour faire grimper en flèche l'audimat d'un blog aussi poussif que doit l'être une petite fille d'un bidon ville de la Paz qui doit passer son mercredi après midi chez son tonton providentiel... Bon d'accord, je retourne me coucher. Michel

10h. Cool, nous devrions arriver vite  à Malaga. Le pauvre thon de ce matin ne va pas suffire à amuser la galerie même si c'est une belle bête... mais bon je suis quand même fatigué de tous ces défis permanents, même s'il faut le souligner, il y a une super équipe autour de Saturne et on se sort de situations compliquées avec une efficacité remarquable. Seb, comme moi, trouve que le moteur est trop faible pour ce bateau. On va faire des études de turbo compresseur... GTI, GORDINI.... En plus de remonter le mat, d'installer des ailes sous marines, des ballasts, des flotteurs sur vérins hydrauliques, une hélisurface, une porte des étoiles et un bouclier anti "Goaouldes"... Michel en grande forme!

pétrissage du pain

13h30. Comme, et croyez que j'en sois navré, il ne m'arrive pas que des trucs extraordinaires tous les jours. Au risque de vous décevoir, je fais aussi un peu de cuisine. Le compte rendu du jour s'adresse donc aux ménagères, aux homosexuels et aux soumis en phase de féminisation. Le thon après expérience, ne vous fatiguez pas, c'est en tranche épaisses et au grill.

thon au barbecue

Une seule chose est essentielle mais fugace c'est le moment précis ou il faut le sortir du feu. Il doit être encore un peu cru à coeur. Dans le cas contraire la chair devient plus filandreuse, plus sèche et commence  à ressembler au thon en boite (dans ce cas, on jette tout à la mer et on en repêche un neuf). Il faut laisser poindre un peu de sang sur l'épine dorsale: Le point culminant ou toute femme battue et sans ambition, déclare forfait. Le reste c'est juste de la dégustation, avec un bon cabernet bien frais... Nous il nous restait un peu d'orangina sans bulle c'est bien aussi. J'ai aussi fait du pain avec mes doigts de guitariste (le seul truc que je puisse faire mieux de Django Reinhardt...), je ne parlerai pas du baron "en pain"....c'est trop facile. La cuisson en mer trois solutions :

- Au four c'est super mais ça consonne du gaz.

- A la cocote minute c'est plus économique mais il reste blanc.

- Au barbecue c'est génial à condition d'attendre que les braises ne soient pas trop chaudes sinon il crame.

Une fois tout fini j'ai mis une casserole avec de l'eau et des lentilles. Elles ont toute la journée pour gonfler. Tout ça c'est quand il fait beau... Cette journée est ravissante (comme on dit du coté de Canne). Michel

pain au barbecue

Position: 37°42N 12°28W, vitesse: 6 noeuds, www.voile-voyage.frSaturne sur une carteFacebook

Publié à 18:30, le mardi 5 juillet 2011, dans Transat, Lisbonne
Mots clefs : faire du pain en bateauThonalizétransatvoilevoyage


3/01/11, au large du Cap Vert

12h au nord du cap Vert.
Nous passons le Cap Vert. Il fait de plus en plus chaud. Cette nuit difficile de porter autre chose qu'un teeshirt pour barrer. La moyenne reste proche de 6,2 noeuds. Nous ne gagnons rien sur le prévisionnel mais on ne perd rien aussi... quelle angoisse! Au vent arrière, l'éolienne ne débite pas beaucoup et les après midi, les voile croisées portent ombre sur les panneau solaire. L'alternateur de sillage, seul, assure l'énergie du bord. Il est parfois brulant. Hier avons diner d'une dorade qui frôlait de mètre. J'ai improvisé une recette avec des oranges et oignons... un régal.
 
Position : 17°42'N 25°17'W
vitesse instantanée : 6,4 noeuds
pression : 1021 hp
Nébulosité : 3/8

"Joute littéraire", suite :
Un putch littéraire a donc été tenté sur le blog. Le fourbe, le misérable, le torve, combien il regrettera longtemps ce geste désespéré et dérisoire visant à attirer mon attention. Non, Nicolas, c'est dit, je ne t'adopterai pas. Si encore un brin d'esprit habitait ses propos, passe encore. Mais là, quelle indigence. Une succession de néologismes tarabiscotés et improbables, un déballage de pseudos concepts psychologiques empreintés  à "Marie Claire", une trahison public de ces petits détails si croustillants, et dont il raffole, qui agrémentes nos orgies quotidiennes à bord...c'est juste navrant. Enfin, il tourne en dérision les attributs de ma Corsitude, se moque de ma petite taille, (en espérant en sortir grandi peut-être ), et, dans un bouquet final, interview une méduse comme témoin à charge d'une sexualité instable... je vous laisse juge.
Disciple inconditionnel de Torquemada, je vais dès ce matin interroger la sainte inquisition pour donner la suite qui convient à cette mutinerie larvée. Qu'on se le dise, les poils vont gicler sur les ridoirs. Michel
 
21h, calme.
La journée est plutôt calme. Le vent est tombé un peu. Nous avons du empanner pour recevoir la mer plus arrière, c'est plus confortable ainsi. Fiona  a profité de l'accalmie pour prendre sa douche, je n'sais pas si elle est plus propre mais elle n'a pas arrêté de chouiner sous les seaux d'eau. Désolé une daurade... pêchée à 18h, à 18h30 déjà au four, nous sommes d'une efficacité l'industrie agro-alimentaire germanique. Je reprends donc. Nous avons du mal à tenir 5,6 noeuds ce soir, et il nous faut tenir 6,4 noeuds pour arriver à temps à Cayenne. Alors on croise les doigts. Dans les jours prochains nous toucherons peut-être plus de vent. Si rien ne venait perturber cette quiétude la traversée pourrait durer un, voir plusieurs mois. Le bateau est assez grand pour stocker de quoi tenir, à 6 personnes, pendant très longtemps. Nous exhumons encore du frigo, de la charcuterie achetée à Agde début décembre, non avariée. La générosité de l'océan nous assure notre poisson quotidien... Mais quand même, la prochaine transat durera beaucoup plus longtemps. De l'ordre de l'année, avec probablement plusieurs skippers et équipages. C'est frustrant de devoir tenir un calendrier aussi serré.

Des bises

Capitaine


Position : 17°20'N 26°04'W

Vitesse instantanée : 5,3 noeuds

Pression : 1018 Hpa


Publié à 13:30, le lundi 3 janvier 2011, dans Transat, Océan Atlantique
Mots clefs : CayennealizéCap Vertsaturnevoilevoyage


Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Archives
Amis
Album photos

Mes albums

La carte des lieux visités



Rubriques

Chantier
Conseils pratiques
Esprit Saturne
Transat
voyage

Derniers articles

Le murmure des sillages....
Présentation officielle de mon ouvrage "Saturne"
Saturne, mon premier ouvrage, est enfin disponible
Matinée d'initiation à la voile.
Programme de navigation printemps-été 2018

Sites favoris

Saturne
Mutins
thierrymoine.com
les rancy
Olivier Bréaud

Amis


Newsletter

Saisissez votre adresse email