Voyage à la voile sur Saturne

09/08/11, sous le phare de Revelatta

Au 9ème jour de notre croisière Corse, nous essuyons un mistral furibond qui nous force à camper sagement dans une crique proche de Calvi. L’occasion de marcher jusqu’au phare de la Revelatta… Et de cuisiner hardi petit… Les baignades sont permises et très recommandables car le temps est au beau fixe. Le moteur de l’annexe fait des siennes obligeant régulièrement à ramer comme des rameurs invertébrés. Depuis hier nous sommes neuf sur le bateau, on se serre et on se tient chaud dans le carré pour manger car le vent fait un boucan d’enfer. Une serviette envolée, mon maillot récupéré de justesse etc… La rame du canoë a failli rejoindre elle aussi  les fonds marins. Que ferons-nous demain? Mystères, les vents seuls nous le diront ! Misère, pourrais-je voir quand même scandola, Girolata, les calanques de Piana? Le doute est là, car nous n’avons plus que quatre jours pour rejoindre Ajaccio. J’espère. Mais nous ne manquons pas d’idée pour « tuer » le temps qui est un temps de farniente, avouons-le! Une chorégraphie pour le tube de la transat. Du macramé pour les incultes, des nœuds marins que nous sommes encore, pour certains. Bref nous voguons au sens figuré, au gré de nos envies et des impulsions du moment. Les moments de rire sont nombreux, les siestes, les retraits en des lectures studieuses ou romantiques aussi. C’est la vie estivale sur Saturne. Et pendant que j’y suis, je lance un très grand coucou à Annie, qui n’a pu nous rejoindre cette année. Tu nous manques, et surtout nous n’avons personne pour les oursins ! Mais un rattrapage certain par le sarde Sergio qui nous a cuisiné une capolata sicilienne, car il est moitié-moitié. Sur ce je vais rejoindre les poteaux pour l’apéro ! by……

Anne
P.S j’entends Michel qui nous promet Galéria pour demain.

CAPTAIN ENCEPHALLUS ET SON EQUIPAGE DE BURNES

Extrait d'un témoignage apporté par notre bien aimé capitaine Encéphallus: Michel est dépité par son équipage burnesque. Pour lui aujourd'hui est une démonstration supplémentaire de l'échec pédagogique collectif de son tutorat de manœuvres. Point positif : l'arrivée à bord cette après-midi d'un nouveau membre Sandra sur qui il fonde beaucoup d'espoir.


Julie

 

La position de Saturne sur une cartewww.voile-voyage.frtwitterfacebook


Publié à 10:37, le mardi 9 août 2011, dans voyage, Calvi
Mots clefs : croisièrevoilierCorsemistralapèromanoeuvrepédagogique


2 août 11, sous la Revellata

7h. Juste parfaite. Hier en journée un courant de sud de 8 noeuds c'est levé. Il nous a permis de tailler notre route tout doucement vers Calvi. Sommes arrivée comme des fleurs ce matin dans le petit mouillage de la Revellata. Le temps est superbe...  Attendons Gilles. Michel


La position de Saturne sur une carte, www.voile-voyage.frtwitterfacebook

10h. Pendant que le capitaine vérifie son moteur, je fais mon écho à cette traversée, lente mais sûre depuis Toulon jusqu'à Calvi. Michel a bénéficié durant ces deux jours, d'un équipage calme et assuré, surtout dans ses couchettes respectives, tant nous avions tous des besoins divers de dormir pour récupérer... (Lui le premier d'ailleurs) et nous l'avons préservé dans ces moments intimes... (enfin presque)


Le manque de vent nous a forcé la main, (si je puis dire pour atténuer cette impression d'apathie. En réalité nous n'avons failli à aucun des devoirs des marins d'eau douce... Surveillance des quarts, rouge-rouge, vert-vert...rouge vert etc... Aussi les apéros, dont je me suis exemptée cause barbouillage gastronomique à 30 milles de Toulon environ. Je reprends mes esprits depuis hier soir et ce matin, allez savoir une pêche d'enfer. Qu'avons nous donc fait d'autre ? contemplés la mer bien sûr, croisés une baleine et une tortue de mer magnifique, aperçus de loin les dauphins, effectués des trempettes entre les méduses rouges, cuisinés et dégustés des plats raffinés. Ce matin je confirme, il fait beau, même s'il a plu des étoiles filantes toutes ces deux nuits. Le capitaine est égal à lui même et la Corse reste un beau Cap. Nous attendons la suite! Un complément d'équipage, une "mise à pied" à Calvi, et puis l'on verra! A bientôt, Anne.

P.S Julie tente un tube:
rouge - rouge : rien ne bouge
rouge -vert : la truffe à l'air
vert sur vert : tout est clair
vert sur rouge : allez! Fait pas ta courge!
Reste plus qu'à trouver la mélodie!

Dixit Serge qui a passé la nuit avec le capitaine (les 2 quarts): "le capitaine n'est pas tout à fait égal à lui même car fraîchement inverti." Eh oui, dixit le capitaine : subjuguée par l'abdomen rebondi et velu de Serge, le capitaine dévoile sa part féminine trop longtemps refoulée. Ne manquer pas la vidéo du coming out réalisée par Julie P. au doux titre "je suis une grosse tapette..."
Dixit Julie: " à l'inverse du capitaine, Serge aime les femmes surtout la sienne, dixit, dixit...

PPS : Le contre tube des garçons:
Rouge sur rouge : je déballe ma gouge
Rouge sur vert : La bite à l'air
Vert sur vert   : J'suis ouvert
Vert sur rouge : j'offre ma courge

 


Publié à 11:26, le mardi 2 août 2011, dans voyage, La Revellata
Mots clefs : croisièrevoilierCorseétoilefilantetortuebaleinedauphins


Entre Corse et continent.

Samedi 31 juillet. Nous avons quitté Saint-Mandrier vers 15h. Le temps est superbe. Le vent d'Ouest est faible mais bon à 19h, nous sommes quand même à Porquerolles. Nous hésitons  à passer la nuit au mouillage où poursuivre sur la Corse directement. La météo du soir risque d'emporter la décison. Michel
Derrière le cap Cepet, Saturne quitte la rade de Toulon

Lundi 1er Août, 9h. Nuit calme avec bien peu de vent d'Est Sud-Est. Nous gagnons tout doucement vers L'est. Le calme est absolu et les pointes ne dépassent jamais 3,5 noeuds. L'équipage s'amarine doucement. Il fait super beau. J'aimerai bien une composante un peu plus sud! Michel Position: 43°00N 7°10E, vitesse: 2,2 noeuds au 60 ne ce moment.

16h. Une traversée sans vent ou presque. Nous poursuivons notre route avec un peu de vent de sud. Comme cette nuit les pointes à 3 noeuds sont rares. Mais le cap est franchement bon. Les nautiques avalés le sont vers la Girolata. Ce matin avons croisée une baleine et une tortue et après une cuisse de dinde au feu de bois....plouffff A cette vitesse nous pouvons arriver dans 24 heures si le vent reste sud. Dans le cas contraire le moteur nous aidera à boucler à temps pour récupérer Gilles & Co à Calvi. Je poursuis mes bricolages en retard. Michel
Position: 43°00N 7°22E,  vitesse 2,9 noeuds au 122
 
20h. Une journée de rêve s'endort doucement. Une journée à la voile sur une mer lisse. Une journée de repos, de bricolage, de guitare, de barbecue, de rire... de rien. Encore 36 nautiques pour la Revellata. Demain matin le soleil se lèvera sur la corse.

La position de Saturne sur une carte, www.voile-voyage.fr, twitter, facebook

Publié à 23:28, le lundi 1 août 2011, dans voyage, Porquerolles
Mots clefs : vent faibleCorsevoilierbaleinecroisièretortue


Carnets Corses - Une quinzaine d’août -

Les temps d’attente n’ont pas tous la même valeur.
 
Attendre Anne, arrivée le samedi après midi alors que le vent faiblit d’heure en heure et que le capitaine comme le reste de l’équipage sont eux, arrivés la veille au soir. Le passage des ponts attendra donc 19 heures et nous pourrons enfin prendre la mer, 10 que nous sommes, répartis très vite en trois équipes de quart, pour naviguer cette première nuit…au moteur intégral.
Qu’importe ! La Corse reste en point de mire, Bonifacio, promit par la capitaine, à Sabine, qui l’air de rien à un rendez vous incontournable le mercredi au port, à Daniel, qui ne l’a jamais vu depuis le pont de  Saturne.
Mais le vent est boudeur, et chaque trio de quart fait sien d’une mer d’huile, scrutant attentivement les bateaux alentours. 

Saturne longe les côtes azurés, pour pointer au petit matin face à Beauduc.

N’empêche, le débat (passionné) du troisième quart, entre 4 h et 7 h du mat est très simple : le jour se lève à 6 heures mais pas le soleil. Ça compte alors ? Toute la différence entre l’aube et l’aurore. Le soleil pointe vers 6 h 40, fichtrement beau. Mais pas de vents, pas de vents ! 

On voit le moment de renoncer à la Corse ! 

Mais …

… Le capitaine réfléchit ! Direction Hyères et Porquerolles. Au moins faire le plein de gas-oil.

Dimanche 10 heures c’est chose faite, et nous, son équipage, qui étions prêts à dégourdir les gambettes sur la terre ferme entendons Michel décréter un départ illico, direct Boniface…

Nous sommes alors le 8 août, et nous commencerons à apercevoir l’île le 10 au matin, (pour accoster au final le 12)… C’est dire que les côtes sont encore loin, « corne de brume ! ». Comme nous voguons mi-moteur, mi-voile nous avons le temps d’organiser la vie à bord et sur le pont. Les corvées, les quarts, les apéros se succèdent, sous le soleil; les filles commencent à  bronzer ou par nuit noire, à tergiverser toujours sur l’aube et l’aurore, à la vitesse record de 1 nœud !

Et les dauphins par deux fois nous accompagnent. Quand ils n’y sont plus, Michel met bouts à mer et nous sommes jusqu’à 7 accrochés et tirés par le bateau; pas de maillots de bain perdus cependant. En matière de perte momentanée Nelly remporte le gâteau : étui de lunettes puis serviette de bain. Elle qui par ailleurs se baigne si peu nous commente magnifiquement la croisière!

La nuit, les ferries ne sont pas tous gris mais apparaissent comme des paillotes enluminés de Noël. Attente aussi lorsque les orages et le vent d’ouest se conjuguent en Corse. Ce sera l’épisode Porto Vecchio, refuge provisoire et escale du 13, 14 et 15 août au matin.

Alors nous vaquons… ce qui est le propre des vacances finalement, en zyeutant un moment trois canadairs qui s’éreintent sur un feu de forêt vers la colline en face, pour se voir rattraper par une pluie battante. Michel et Luc qui excursionnent à terre prennent une bonne douche au même moment en regagnant le bateau à bord du zodiac.

Aux caprices d’Eole

Qui pense qu’une croisière Corse consiste à caboter dans les criques sera ici détrompé. Les vents absents en début de séjour nous ont bien fait décoller par la suite et le capitaine a beaucoup réfléchi…! Car parvenir en Corse fut une chose, mais s’accrocher à ses côtes une toute autre. Nous passâmes sans problème les bouches de Bonifacio le 13, sachant qu’il nous fallait le 20 août être revenu à Ajaccio, mais dès le dimanche, le vent s’annonçait en mistral, sud (je crois) ouest (surtout) force 7.

Dilemme donc, car repasser les bouches signifiait gîte et tangage mais surtout, ce vent d’ouest prévu pour plusieurs jours faisait la nique à la plaisance. (Mais je crois plaisait bien au capitaine) Alors… Plutôt que de remonter la Corse par l’Est, c’est en Sardaigne qu’il a dirigé Saturne !

Et de fait nous avons gîté par bâbord, avec des pointes à 10 nœuds, bien tabassés il faut le dire mais heureux ! (le capitaine, s’il n’avait eu de rendez vous programmé aurait même pu imaginer gagner la Sicile). Mouillage des marinières (Annie, Fiona et Anne) sur le pont pendant la navigation, mouillage de Saturne dans une crique que déserteront en fin de journée la majorité des yachts italiens. Nous, tranquillement partons le lendemain en direction d’Olbia. Le vent force 4/5 nous poussent par l’arrière. Ça nous va toujours bien. Halte dans des eaux bleus azur où nous nageons parmi les bancs de petits poissons et nettoyons gentiment la coque. Olbia est atteint en fin d’après midi, sous une grosse chaleur. 

Une soirée et une matinée à terre et il faut bien amorcer le retour vers Ajaccio c'est-à-dire traverser les bouches, même ventées, à un moment ou un autre. (C’est encore là, le cogito ergo sum du capitaine). Ce sera fait entre le 17 et le 18 août avec l’idée de barrer 24 heures durant. « Gîte oh mon gîte quelle balance tu me fais ! A 7 nœuds tu me bouscule un peu, à 8 l’accroche aux filières devient indiquée et à 10, je suis au tango-tango ! » A tel point qu’une mini escale s’impose 6 h après le départ d’Olbia. Le capitaine est à la barre et supervise le plus souvent. C’est nécessaire compte tenu d’un équipage néophyte (mis à part Catherine). Courte nuit donc près des roches granitiques d’une crique superbe de la réserve avec un réveil à 4 heures et un départ qui suit. L’idée est de traverser au petit matin les bouches et piquer en direction de Propriano.

De fait, la navigation sera longue, il faut tirer des bords en permanence, arrivée à Campo Moro à 15 heures, Michel qui a largement tenu la barre, peut alors se reposer ! 

Et pour finir…

Le 19 vers 15 heures, reprise de la navigation avec l’idée gourmande de passer la soirée aux Sanguinaires. Michel a senti un bon vent (force3/4) suffisant en principe pour atteindre le but. Sauf que, il chute tout soudain vers 19 heures, tandis que Stéphane est aux commandes. Le capitaine a cru au canular mais non (pas de cause - Stéphane - à effet (de serres). Donc fin de parcours au moteur pour mouiller dans le golf de Portiglio ce qui assure notre arrivée, comme prévue le lendemain 20 août au port.

Le dernier matin pour l’équipage de cette quinzaine. Réveil avec pluie, nuages dans un sirocco chaud…quelques minutes étonnantes. Ajaccio est si près, le moteur y suffit donc. Et le soleil qui suit notre sillage, va nous accompagner l’après midi durant tandis que nous rangeons et nettoyons pour le prochain équipage…

Parlez nous du vent, il vous dira qu’il ne se maîtrise pas, il se sent, se hume, belliqueux et ombrageux ! Il nous a emmené loin, sans chavirement excessif mais avec quelques belles pointes qui nous ont fait goûter à son chant ! (Michel n’avait pas emmené de guitare, nul n’est parfait !).

Naviguer, pour s’éprouver entre …Ciel, mer, soleil, cailloux. (Gros cailloux). 

Nos escales et fond de cales

En quelques mots :

Le 7 de Sète jusqu’au 11 arrivée dans le port de Bonifacio. Coup de bol, nous y trouvons une place. C’est pourquoi l’incruste en ville est possible avec soirée resto et tout le toutim.

Le 12 août mouillage aux îles Lavezzi… Pas de méduses, la baignade est de mise ainsi que la découverte de cette île granitique et magnifique. Le vent d’ouest incite à partir sur Porto Vecchio entre le 13 et le 15 août, où nous lâchent Nelly et Daniel (c’était prévu). Vues du ciel, orages, nuages, bleu soleil, valse des canadairs …Mais surtout une belle soirée anniversaire le 14 ! Figatellis et Chi wa wa.

Le 17 août Olbia, ville italienne bordées de ruelles et de palmiers, très sympa ! On accoste sur un bord du port ; pas de places officielles, c’est gratos la nuitée.

Le 18 août retour en Corse à Campo Moro : la baignade est bien belle, nous prenons le temps et le temps est fort bon !

Le 20 août Ajaccio n’est plus une ligne de mire mais la fin de voyage pour une partie résignée de l’équipage… Même pas pleurs !

P.S : en fait je n’ai rien à dire sur les fonds de cales. Sauf qu’en scrutant près des rochers de Campo Moro, le fond plus frais de l’eau j’ai bien cru voir une murène prête à mordre… Non mais !

Anne


Publié à 23:40, le dimanche 19 septembre 2010, dans voyage, Ajaccio
Mots clefs : SardaignevoyageCorsevoilecroisière


Traversée vers la Corse

Après un traversée depuis Porquerolles, nous somme maintenant à Bonifacio. Pour la journée, l'objectif va être de mouiller aux îles Lavezzi. Avant de remonter sur Porto-vecchio.

voile-voyage.fr


Publié à 19:06, le jeudi 12 août 2010, dans voyage, Bonifacio
Mots clefs : lavezziCorsevoilevoyage


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