Voyage à la voile sur Saturne

Saturne, mon premier ouvrage, est enfin disponible

Voilà c'est fait, mon tout premier ouvrage est publié.

http://www.ancre-de-marine.com/boutique/fiche_produit.cfm?ref=4017&type=9&code_lg=lg_fr


Publié à 01:29, le mardi 7 août 2018, dans Transat, Ajaccio
Mots clefs : TransatlantiqueSaturneaventurevoilevoyage


Un p'tit de bout l'été par Caroline

Trois mois plus tard, me revoici à bord de Saturne, cette fois-ci au départ d’Ajaccio, destination Sète, et accompagnée de mon Lulu, 9 ans. Durant la traversée en ferry qui nous mène de Marseille en Corse, je me réjouis de revoir mon Capitaine vénéré, et je me demande s’il me refera un café. A peine arrivés ce matin du 24 août, nous repartons aussi sec (ha ha !) car le temps s’annonce tourmenté et nous devons faire la traversée tant que la mer est encore vaguement (re-ha ha !) praticable. A bord, nous faisons la connaissance de Sylvain et Bruno, et nous retrouvons Cécilia, la belle du Capitaine. La traversée commence assez tranquillement et je décide d’aller dormir 2h dans ma cabine histoire de me remettre de la (très) mauvaise nuit passée à bord du ferry. Quand j’émerge, mon fils m’annonce, des étoiles plein les yeux, qu’ils ont vu une tortue et une baleine. Je suis sûre que ces bestioles attendent que je fasse la sieste pour se montrer, les fourbes. La journée passe et la mer monte, bientôt nous ne voyons plus la côte. Saturne adopte une inclinaison de 35° environ par rapport à l’horizontale, inclinaison qu’il conservera la majeure partie de la semaine et qui nous inspirera plusieurs noms d’article plus ou moins vaseux : « 37,2° le matin », « une semaine à 35° », « la dolce vita à 35° »…

En attendant, on rigole moins à bord, la houle fait tanguer le bateau d’avant en arrière, et il gite tellement qu’on glisse, Lucien et moi, en un amas humain aggloméré entre le matelas et la coque du bateau. On n’a quand même pas à se plaindre, car le reste de l’équipage se relaie sur le pont à affronter les éléments. J’émerge au petit matin, et mes coéquipiers me parlent d’une «nuit effroyable, terrible !». Vu leurs têtes, je les crois sur parole. Après 24 heures de traversée, nous arrivons à Cannes, où le bateau jette l’ancre (arrêtez d’écrire !) à côté des îles de Lerins. 

L’équipage profite de la journée du dimanche pour se reposer, reprendre des forces, se baigner dans les eaux turquoise et faire le tour de l’île Saint-Honorat.

Sylvain et Bruno pansent leurs plaies à la tête : ils font une bonne tête de plus que le capitaine, et ont visiblement expérimenté d’une façon sensorielle, que Maria Montessori elle-même n’aurait sans doute pas renié, la hauteur sous plafond en divers endroits de l’habitacle. Bruno, maîtrisant déjà la méthode Montessori, est largement avantagé dans cette approche. Sylvain, en revanche, réitère plusieurs fois l’expérience avant d’intégrer pleinement toutes les dimensions de Saturne. Il passera la semaine avec une sorte de kippa blanche scotchée sur la tête, faisant office (ha ha) à la fois de pansement et d’amortisseur préventif.

Toujours soumis aux caprices du temps, et surtout du vent, nous repartons à minuit pour 14 heures de navigation qui nous mènent au mouillage à Hyères.

Là encore, Saturne gite, tangue et roule, nous sommes ballotés comme dans une essoreuse et les bleus fleurissent sur mes bras et mes jambes. Ca m’arrange, la rentrée ayant lieu la semaine suivante, je vais pouvoir fayotter et faire croire à mon (vénéré) prof de karaté que je me suis entrainée tout l’été, hé hé.

Arrivés à Hyères, le Capitaine joue les chauffeurs et nous dépose Lulu et moi sur la terre ferme grâce à l’annexe gonflable et à son moteur hors bord : grosse bouffée d’adrénaline et de rigolade pour mon Lulu !

Nous profitons de ce petit moment en tête à tête pour faire les courses, manger une glace et tremper les pieds dans l’eau (froide).

De retour sur Saturne, c’est l’heure de l’apéro ! Et oui, c’est ça que j’aime aussi à la voile, c’est que c’est souvent l’heure de l’apéro J.

En soirée, Julie, une amie du Capitaine (proche de la mafia des régisseurs son et lumière), nous rejoint à bord. L’heure est aux confidences, Lucien et moi lui montrons nos dessins du jour et je sens que mon croquis d’un cerveau qui se liquéfie la laisse perplexe…

Nous passons enfin une nuit complète. Le lendemain matin, le Capitaine joue à nouveau les taxis pour sa blonde, que le devoir rappelle à ses pénates. Nous reprenons l’apéro à son retour pour qu’il puisse noyer son chagrin dans l’alcool. Notre Capitaine, de par sa petite taille, est économique, et une bière (Corse) plus tard, nous voilà repartis, cap La Ciotat.

Le vent nous est encore une fois contraire (Nord-Ouest Force 7), mais l’équipage est bien reposé et ragaillardi par l’arrivée de viande fraîche en la personne de Julie. Nous tirons des bords avec une dextérité qui n’a d’égale que notre verve : la liste des Perles de la Méditerranée (jeux de mots issus principalement des joutes verbales entre le Capitaine et Sylvain) s’allonge au rythme des virements de bord. Nous en retiendrons essentiellement la très littéraire «Nous partîmes à six et nous revînmes à Sète», la Perle d’Or (une sombre histoire de quiche) ayant malheureusement été oubliée par la totalité des membres de l’équipage une fois les effets de l’apéro dissipés.

Le vent est vraiment trop fort, Saturne frôle les 40°, le Capitaine décide d’aller s’abriter à Saint-Mandrier.

Lucien et moi tombons sous le charme de cette petite station balnéaire, moi pour les couleurs, le ciel bleu, les pins parasol et le marchand de journaux chez lequel je déniche de jolies cartes postales, un carnet de timbres reproduisant des peintures impressionnistes et un livre de cuisine à l’huile d’olive, Lucien pour les bateaux militaires amarrés dans la rade de Toulon et le magasin de pêche où nous faisons l’emplette d’une boîte d’appâts (de gros vers de mer rouges à pattes, absolument répugnants) et d’une ligne.

Le lendemain matin, Lucien peut enfin aller pêcher ! Devant ma mauvaise volonté et mon incompétence, Bruno se dévoue et lui enseigne toutes les subtilités de cet art. Lucien, fier comme un bar-tabac, nous ramène trois poissons dont la petite taille justifierait une amende inversement proportionnelle. Nous reprenons la mer à 17h. Une grosse heure plus tard, nous mouillons au Cap Cissié pour un barbecue ! Et oui, Saturne est équipé d’un barbecue, et nous dégustons saucisses, merguez et les trois poissons pêchés par Lucien (sauf un, si petit qu’il tombe entre les trous de la grille du barbecue directement dans les braises), sous l’œil envieux et menaçant des mouettes.

Nous reprenons ensuite notre route, au moteur et sur une mer d’huile pour une fois, jusqu’à La Ciotat. J’ai bu un café avant de me coucher, je ne dors pas. Je cogite, tourne et retourne et finis par sortir rejoindre Bruno et le Capitaine sur le pont à minuit. La Ciotat est en vue, on dirait un décor de film de science-fiction avec ses monstres d’acier et ses projecteurs.

Le ciel est plein d’étoiles, la vie est belle (aussi) à 0°.

A l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, nous repartons pour une balade au moteur, par une pétole totale et toujours à l’horizontale, le long des calanques, jusqu’aux îles du Frioul. Le ciel et la mer sont bleu azur, le soleil darde ses chauds rayons sur nous, je chante, mon Lulu prend sa douche nu comme un ver à l’arrière du bateau, nous sommes seuls au monde.

Arrivés au port du Frioul, nous sommes accueillis par deux charmants jeunes hommes de la capitainerie qui nous aident à amarrer le bateau. Le Capitaine et moi expérimentons la lessive à la main et nous louons l’inventeur du lave-linge après avoir essoré avec nos petits bras musclés une housse de matelas.

Lucien se remet à pêcher pendant que je fais la sieste (ça aussi ça fait partie des choses que j’aime à la voile) et que les autres membres de l’équipage explorent l’ile. Quinze poissons plus tard, d’une taille plus que respectable cette fois-ci, mon Lulu est fou de joie et fier de pouvoir nourrir l’ensemble de l’équipage du fruit de sa pêche. Nous dégustons la friture pour l’apéro, avec un vin savoureux choisi avec soin par Bruno. Son effet sur Sylvain et Michel, le Capitaine, est toujours aussi tordant, Julie a les yeux qui pétillent et note les plus belles perles dans son carnet. Elle est, entre autres, ravie d’apprendre que suivant une règle géographique propre à notre Capitaine, étant de père Français et de mère Hollandaise, elle est donc Belge.

Nous repartons à 22h. Epuisée par toute cette inactivité et mon insomnie de la veille, je vais me coucher dans ma cabine avec Lulu, à 35°. Je ne sais pas si c’est le métier qui rentre, mais cette fois-ci nous restons chacun à sa place sur le matelas. A six heures du matin, telle la marmotte, je sors la tête du cockpit. Nous sommes au large de Port-Camargue, on voit la mer à perte de vue, et bientôt le soleil se lève, rouge et immense, à l’arrière du bateau. Comme pour nous narguer en ce dernier jour de navigation, les conditions sont idéales, le vent nous pousse doucement vers Sète où nous nous amarrons au Quai d’Alger en attendant l’ouverture des ponts à 18h40.

C’est la fin de la semaine, la fin des vacances pour chacun d’entre nous, et je décide, pour graver dans ma mémoire cette parenthèse salvatrice dans le ventre de la mer, et prolonger encore un peu ce moment, d’écrire un article pour le blog.

Après une semaine à vivre au gré du vent, je sais que je n’aurai même pas besoin d’un café pour y arriver.


Publié à 16:49, le lundi 9 septembre 2013, dans voyage, Ajaccio
Mots clefs : 2013étévoilevoyage


Carnets Corses - Une quinzaine d’août -

Les temps d’attente n’ont pas tous la même valeur.
 
Attendre Anne, arrivée le samedi après midi alors que le vent faiblit d’heure en heure et que le capitaine comme le reste de l’équipage sont eux, arrivés la veille au soir. Le passage des ponts attendra donc 19 heures et nous pourrons enfin prendre la mer, 10 que nous sommes, répartis très vite en trois équipes de quart, pour naviguer cette première nuit…au moteur intégral.
Qu’importe ! La Corse reste en point de mire, Bonifacio, promit par la capitaine, à Sabine, qui l’air de rien à un rendez vous incontournable le mercredi au port, à Daniel, qui ne l’a jamais vu depuis le pont de  Saturne.
Mais le vent est boudeur, et chaque trio de quart fait sien d’une mer d’huile, scrutant attentivement les bateaux alentours. 

Saturne longe les côtes azurés, pour pointer au petit matin face à Beauduc.

N’empêche, le débat (passionné) du troisième quart, entre 4 h et 7 h du mat est très simple : le jour se lève à 6 heures mais pas le soleil. Ça compte alors ? Toute la différence entre l’aube et l’aurore. Le soleil pointe vers 6 h 40, fichtrement beau. Mais pas de vents, pas de vents ! 

On voit le moment de renoncer à la Corse ! 

Mais …

… Le capitaine réfléchit ! Direction Hyères et Porquerolles. Au moins faire le plein de gas-oil.

Dimanche 10 heures c’est chose faite, et nous, son équipage, qui étions prêts à dégourdir les gambettes sur la terre ferme entendons Michel décréter un départ illico, direct Boniface…

Nous sommes alors le 8 août, et nous commencerons à apercevoir l’île le 10 au matin, (pour accoster au final le 12)… C’est dire que les côtes sont encore loin, « corne de brume ! ». Comme nous voguons mi-moteur, mi-voile nous avons le temps d’organiser la vie à bord et sur le pont. Les corvées, les quarts, les apéros se succèdent, sous le soleil; les filles commencent à  bronzer ou par nuit noire, à tergiverser toujours sur l’aube et l’aurore, à la vitesse record de 1 nœud !

Et les dauphins par deux fois nous accompagnent. Quand ils n’y sont plus, Michel met bouts à mer et nous sommes jusqu’à 7 accrochés et tirés par le bateau; pas de maillots de bain perdus cependant. En matière de perte momentanée Nelly remporte le gâteau : étui de lunettes puis serviette de bain. Elle qui par ailleurs se baigne si peu nous commente magnifiquement la croisière!

La nuit, les ferries ne sont pas tous gris mais apparaissent comme des paillotes enluminés de Noël. Attente aussi lorsque les orages et le vent d’ouest se conjuguent en Corse. Ce sera l’épisode Porto Vecchio, refuge provisoire et escale du 13, 14 et 15 août au matin.

Alors nous vaquons… ce qui est le propre des vacances finalement, en zyeutant un moment trois canadairs qui s’éreintent sur un feu de forêt vers la colline en face, pour se voir rattraper par une pluie battante. Michel et Luc qui excursionnent à terre prennent une bonne douche au même moment en regagnant le bateau à bord du zodiac.

Aux caprices d’Eole

Qui pense qu’une croisière Corse consiste à caboter dans les criques sera ici détrompé. Les vents absents en début de séjour nous ont bien fait décoller par la suite et le capitaine a beaucoup réfléchi…! Car parvenir en Corse fut une chose, mais s’accrocher à ses côtes une toute autre. Nous passâmes sans problème les bouches de Bonifacio le 13, sachant qu’il nous fallait le 20 août être revenu à Ajaccio, mais dès le dimanche, le vent s’annonçait en mistral, sud (je crois) ouest (surtout) force 7.

Dilemme donc, car repasser les bouches signifiait gîte et tangage mais surtout, ce vent d’ouest prévu pour plusieurs jours faisait la nique à la plaisance. (Mais je crois plaisait bien au capitaine) Alors… Plutôt que de remonter la Corse par l’Est, c’est en Sardaigne qu’il a dirigé Saturne !

Et de fait nous avons gîté par bâbord, avec des pointes à 10 nœuds, bien tabassés il faut le dire mais heureux ! (le capitaine, s’il n’avait eu de rendez vous programmé aurait même pu imaginer gagner la Sicile). Mouillage des marinières (Annie, Fiona et Anne) sur le pont pendant la navigation, mouillage de Saturne dans une crique que déserteront en fin de journée la majorité des yachts italiens. Nous, tranquillement partons le lendemain en direction d’Olbia. Le vent force 4/5 nous poussent par l’arrière. Ça nous va toujours bien. Halte dans des eaux bleus azur où nous nageons parmi les bancs de petits poissons et nettoyons gentiment la coque. Olbia est atteint en fin d’après midi, sous une grosse chaleur. 

Une soirée et une matinée à terre et il faut bien amorcer le retour vers Ajaccio c'est-à-dire traverser les bouches, même ventées, à un moment ou un autre. (C’est encore là, le cogito ergo sum du capitaine). Ce sera fait entre le 17 et le 18 août avec l’idée de barrer 24 heures durant. « Gîte oh mon gîte quelle balance tu me fais ! A 7 nœuds tu me bouscule un peu, à 8 l’accroche aux filières devient indiquée et à 10, je suis au tango-tango ! » A tel point qu’une mini escale s’impose 6 h après le départ d’Olbia. Le capitaine est à la barre et supervise le plus souvent. C’est nécessaire compte tenu d’un équipage néophyte (mis à part Catherine). Courte nuit donc près des roches granitiques d’une crique superbe de la réserve avec un réveil à 4 heures et un départ qui suit. L’idée est de traverser au petit matin les bouches et piquer en direction de Propriano.

De fait, la navigation sera longue, il faut tirer des bords en permanence, arrivée à Campo Moro à 15 heures, Michel qui a largement tenu la barre, peut alors se reposer ! 

Et pour finir…

Le 19 vers 15 heures, reprise de la navigation avec l’idée gourmande de passer la soirée aux Sanguinaires. Michel a senti un bon vent (force3/4) suffisant en principe pour atteindre le but. Sauf que, il chute tout soudain vers 19 heures, tandis que Stéphane est aux commandes. Le capitaine a cru au canular mais non (pas de cause - Stéphane - à effet (de serres). Donc fin de parcours au moteur pour mouiller dans le golf de Portiglio ce qui assure notre arrivée, comme prévue le lendemain 20 août au port.

Le dernier matin pour l’équipage de cette quinzaine. Réveil avec pluie, nuages dans un sirocco chaud…quelques minutes étonnantes. Ajaccio est si près, le moteur y suffit donc. Et le soleil qui suit notre sillage, va nous accompagner l’après midi durant tandis que nous rangeons et nettoyons pour le prochain équipage…

Parlez nous du vent, il vous dira qu’il ne se maîtrise pas, il se sent, se hume, belliqueux et ombrageux ! Il nous a emmené loin, sans chavirement excessif mais avec quelques belles pointes qui nous ont fait goûter à son chant ! (Michel n’avait pas emmené de guitare, nul n’est parfait !).

Naviguer, pour s’éprouver entre …Ciel, mer, soleil, cailloux. (Gros cailloux). 

Nos escales et fond de cales

En quelques mots :

Le 7 de Sète jusqu’au 11 arrivée dans le port de Bonifacio. Coup de bol, nous y trouvons une place. C’est pourquoi l’incruste en ville est possible avec soirée resto et tout le toutim.

Le 12 août mouillage aux îles Lavezzi… Pas de méduses, la baignade est de mise ainsi que la découverte de cette île granitique et magnifique. Le vent d’ouest incite à partir sur Porto Vecchio entre le 13 et le 15 août, où nous lâchent Nelly et Daniel (c’était prévu). Vues du ciel, orages, nuages, bleu soleil, valse des canadairs …Mais surtout une belle soirée anniversaire le 14 ! Figatellis et Chi wa wa.

Le 17 août Olbia, ville italienne bordées de ruelles et de palmiers, très sympa ! On accoste sur un bord du port ; pas de places officielles, c’est gratos la nuitée.

Le 18 août retour en Corse à Campo Moro : la baignade est bien belle, nous prenons le temps et le temps est fort bon !

Le 20 août Ajaccio n’est plus une ligne de mire mais la fin de voyage pour une partie résignée de l’équipage… Même pas pleurs !

P.S : en fait je n’ai rien à dire sur les fonds de cales. Sauf qu’en scrutant près des rochers de Campo Moro, le fond plus frais de l’eau j’ai bien cru voir une murène prête à mordre… Non mais !

Anne


Publié à 23:40, le dimanche 19 septembre 2010, dans voyage, Ajaccio
Mots clefs : SardaignevoyageCorsevoilecroisière


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