Voyage à la voile sur Saturne

Quelques jours de travail à Port-deBouc.

Ils ont été consacrés à la mise en place d'un nouveau capot de descente, à la réfection de la porte et à une reflexion sur les travaux nécessaires avant de repartir pour une nouvelle saison d'été.

La mission de ce séjour était de refaire l'accès au carré: le capot était cassé et le bas de la porte avait été découpée à la disqueuse pour permettre la sortie du moteur. Le capot a été refait à l'identique, à l'exception de la poignée qui sera rajouté sur le dessus. Pour le rendre plus solide les angles ont été renforcés à la résine polyesther. Il reste encore du travail et une question: Le vernir ou le peindre? La taille de l'ouverture de la porte, agrandie pour permettre la sortie du moteur restera en l'état. D'abord il faudra bien rentrer le moteur, ensuite le carré gagne un confort d'accès insoupçonné. Plutôt que de refaire à l'identique, la porte sera donc plus grande.

Nouveau capot et nouvelle porte

Parmi toutes les modifications envisagées pour rendre Saturne toujours plus agréable, reculer le guindeau, s'impose. Une nouvelle position plus arrière permettra de rendre plus simple la manœuvre du mouillage en mobilisant moins de personnes. La chaine sera stockés plus à l'arrière et plus bas dans un nouveau bac qui permettra l'évacuation de l'eau. Ça évitera qu'elle marine dans une eau saumâtre qui la transforme en tas de rouille.

L'installation d'une douche est décidé. Ce sera dans le cabinet de toilette actuel. On remettra le carré au gout du jour, avec un nouveau plan de travail, une nouvelle déco et une nouvelle table.

Enfin d'autres gros travaux sont remis à plus tard, comme la réfection du taud de soleil sur le cockpit arrière et la transformation en cabine double de la cabine avant tribord. N'empêche que, Saturne sera tout beau tout neuf!

La prochaine étape avant l'arrivée du moteur sera de finir de nettoyer la cale moteur, de déposer les WC et le coffre du carré le plus arrière pour repeindre tous les fonds autour du moteur. Sous le réservoir de fuel actuel, on installera le cumulus à raccorder sur la culasse moteur et on préparera ses raccordements eau. Il va enfin falloir installer des réservoirs d'eau sous les deux grandes couchettes.


Publié à 12:27, le jeudi 5 janvier 2017, dans Chantier, Port-de-Bouc
Mots clefs : 2017VoileSaturneété


Programme de navigation été 2014.

Cette année, le chantier de carénage aura lieu du samedi 12 au vendredi 18 juillet.
Le programme de navigation méditerranéenne pour l'été 2014:
- Première semaine de navigation du vendredi 18 (au soir) au vendredi 25 juillet.
- Deuxième semaine du samedi 26 juillet au vendredi 1er août.
- Troisième semaine du samedi 2 au vendredi 8 août.
- Quatrième et dernière semaine du samedi  9 au vendredi au 15 août.
 
Bientôt, plus de détails.

Publié à 10:39, le mardi 8 avril 2014, dans voyage, Sète
Mots clefs : programmeété2014méditerrannée


Un p'tit de bout l'été par Caroline

Trois mois plus tard, me revoici à bord de Saturne, cette fois-ci au départ d’Ajaccio, destination Sète, et accompagnée de mon Lulu, 9 ans. Durant la traversée en ferry qui nous mène de Marseille en Corse, je me réjouis de revoir mon Capitaine vénéré, et je me demande s’il me refera un café. A peine arrivés ce matin du 24 août, nous repartons aussi sec (ha ha !) car le temps s’annonce tourmenté et nous devons faire la traversée tant que la mer est encore vaguement (re-ha ha !) praticable. A bord, nous faisons la connaissance de Sylvain et Bruno, et nous retrouvons Cécilia, la belle du Capitaine. La traversée commence assez tranquillement et je décide d’aller dormir 2h dans ma cabine histoire de me remettre de la (très) mauvaise nuit passée à bord du ferry. Quand j’émerge, mon fils m’annonce, des étoiles plein les yeux, qu’ils ont vu une tortue et une baleine. Je suis sûre que ces bestioles attendent que je fasse la sieste pour se montrer, les fourbes. La journée passe et la mer monte, bientôt nous ne voyons plus la côte. Saturne adopte une inclinaison de 35° environ par rapport à l’horizontale, inclinaison qu’il conservera la majeure partie de la semaine et qui nous inspirera plusieurs noms d’article plus ou moins vaseux : « 37,2° le matin », « une semaine à 35° », « la dolce vita à 35° »…

En attendant, on rigole moins à bord, la houle fait tanguer le bateau d’avant en arrière, et il gite tellement qu’on glisse, Lucien et moi, en un amas humain aggloméré entre le matelas et la coque du bateau. On n’a quand même pas à se plaindre, car le reste de l’équipage se relaie sur le pont à affronter les éléments. J’émerge au petit matin, et mes coéquipiers me parlent d’une «nuit effroyable, terrible !». Vu leurs têtes, je les crois sur parole. Après 24 heures de traversée, nous arrivons à Cannes, où le bateau jette l’ancre (arrêtez d’écrire !) à côté des îles de Lerins. 

L’équipage profite de la journée du dimanche pour se reposer, reprendre des forces, se baigner dans les eaux turquoise et faire le tour de l’île Saint-Honorat.

Sylvain et Bruno pansent leurs plaies à la tête : ils font une bonne tête de plus que le capitaine, et ont visiblement expérimenté d’une façon sensorielle, que Maria Montessori elle-même n’aurait sans doute pas renié, la hauteur sous plafond en divers endroits de l’habitacle. Bruno, maîtrisant déjà la méthode Montessori, est largement avantagé dans cette approche. Sylvain, en revanche, réitère plusieurs fois l’expérience avant d’intégrer pleinement toutes les dimensions de Saturne. Il passera la semaine avec une sorte de kippa blanche scotchée sur la tête, faisant office (ha ha) à la fois de pansement et d’amortisseur préventif.

Toujours soumis aux caprices du temps, et surtout du vent, nous repartons à minuit pour 14 heures de navigation qui nous mènent au mouillage à Hyères.

Là encore, Saturne gite, tangue et roule, nous sommes ballotés comme dans une essoreuse et les bleus fleurissent sur mes bras et mes jambes. Ca m’arrange, la rentrée ayant lieu la semaine suivante, je vais pouvoir fayotter et faire croire à mon (vénéré) prof de karaté que je me suis entrainée tout l’été, hé hé.

Arrivés à Hyères, le Capitaine joue les chauffeurs et nous dépose Lulu et moi sur la terre ferme grâce à l’annexe gonflable et à son moteur hors bord : grosse bouffée d’adrénaline et de rigolade pour mon Lulu !

Nous profitons de ce petit moment en tête à tête pour faire les courses, manger une glace et tremper les pieds dans l’eau (froide).

De retour sur Saturne, c’est l’heure de l’apéro ! Et oui, c’est ça que j’aime aussi à la voile, c’est que c’est souvent l’heure de l’apéro J.

En soirée, Julie, une amie du Capitaine (proche de la mafia des régisseurs son et lumière), nous rejoint à bord. L’heure est aux confidences, Lucien et moi lui montrons nos dessins du jour et je sens que mon croquis d’un cerveau qui se liquéfie la laisse perplexe…

Nous passons enfin une nuit complète. Le lendemain matin, le Capitaine joue à nouveau les taxis pour sa blonde, que le devoir rappelle à ses pénates. Nous reprenons l’apéro à son retour pour qu’il puisse noyer son chagrin dans l’alcool. Notre Capitaine, de par sa petite taille, est économique, et une bière (Corse) plus tard, nous voilà repartis, cap La Ciotat.

Le vent nous est encore une fois contraire (Nord-Ouest Force 7), mais l’équipage est bien reposé et ragaillardi par l’arrivée de viande fraîche en la personne de Julie. Nous tirons des bords avec une dextérité qui n’a d’égale que notre verve : la liste des Perles de la Méditerranée (jeux de mots issus principalement des joutes verbales entre le Capitaine et Sylvain) s’allonge au rythme des virements de bord. Nous en retiendrons essentiellement la très littéraire «Nous partîmes à six et nous revînmes à Sète», la Perle d’Or (une sombre histoire de quiche) ayant malheureusement été oubliée par la totalité des membres de l’équipage une fois les effets de l’apéro dissipés.

Le vent est vraiment trop fort, Saturne frôle les 40°, le Capitaine décide d’aller s’abriter à Saint-Mandrier.

Lucien et moi tombons sous le charme de cette petite station balnéaire, moi pour les couleurs, le ciel bleu, les pins parasol et le marchand de journaux chez lequel je déniche de jolies cartes postales, un carnet de timbres reproduisant des peintures impressionnistes et un livre de cuisine à l’huile d’olive, Lucien pour les bateaux militaires amarrés dans la rade de Toulon et le magasin de pêche où nous faisons l’emplette d’une boîte d’appâts (de gros vers de mer rouges à pattes, absolument répugnants) et d’une ligne.

Le lendemain matin, Lucien peut enfin aller pêcher ! Devant ma mauvaise volonté et mon incompétence, Bruno se dévoue et lui enseigne toutes les subtilités de cet art. Lucien, fier comme un bar-tabac, nous ramène trois poissons dont la petite taille justifierait une amende inversement proportionnelle. Nous reprenons la mer à 17h. Une grosse heure plus tard, nous mouillons au Cap Cissié pour un barbecue ! Et oui, Saturne est équipé d’un barbecue, et nous dégustons saucisses, merguez et les trois poissons pêchés par Lucien (sauf un, si petit qu’il tombe entre les trous de la grille du barbecue directement dans les braises), sous l’œil envieux et menaçant des mouettes.

Nous reprenons ensuite notre route, au moteur et sur une mer d’huile pour une fois, jusqu’à La Ciotat. J’ai bu un café avant de me coucher, je ne dors pas. Je cogite, tourne et retourne et finis par sortir rejoindre Bruno et le Capitaine sur le pont à minuit. La Ciotat est en vue, on dirait un décor de film de science-fiction avec ses monstres d’acier et ses projecteurs.

Le ciel est plein d’étoiles, la vie est belle (aussi) à 0°.

A l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, nous repartons pour une balade au moteur, par une pétole totale et toujours à l’horizontale, le long des calanques, jusqu’aux îles du Frioul. Le ciel et la mer sont bleu azur, le soleil darde ses chauds rayons sur nous, je chante, mon Lulu prend sa douche nu comme un ver à l’arrière du bateau, nous sommes seuls au monde.

Arrivés au port du Frioul, nous sommes accueillis par deux charmants jeunes hommes de la capitainerie qui nous aident à amarrer le bateau. Le Capitaine et moi expérimentons la lessive à la main et nous louons l’inventeur du lave-linge après avoir essoré avec nos petits bras musclés une housse de matelas.

Lucien se remet à pêcher pendant que je fais la sieste (ça aussi ça fait partie des choses que j’aime à la voile) et que les autres membres de l’équipage explorent l’ile. Quinze poissons plus tard, d’une taille plus que respectable cette fois-ci, mon Lulu est fou de joie et fier de pouvoir nourrir l’ensemble de l’équipage du fruit de sa pêche. Nous dégustons la friture pour l’apéro, avec un vin savoureux choisi avec soin par Bruno. Son effet sur Sylvain et Michel, le Capitaine, est toujours aussi tordant, Julie a les yeux qui pétillent et note les plus belles perles dans son carnet. Elle est, entre autres, ravie d’apprendre que suivant une règle géographique propre à notre Capitaine, étant de père Français et de mère Hollandaise, elle est donc Belge.

Nous repartons à 22h. Epuisée par toute cette inactivité et mon insomnie de la veille, je vais me coucher dans ma cabine avec Lulu, à 35°. Je ne sais pas si c’est le métier qui rentre, mais cette fois-ci nous restons chacun à sa place sur le matelas. A six heures du matin, telle la marmotte, je sors la tête du cockpit. Nous sommes au large de Port-Camargue, on voit la mer à perte de vue, et bientôt le soleil se lève, rouge et immense, à l’arrière du bateau. Comme pour nous narguer en ce dernier jour de navigation, les conditions sont idéales, le vent nous pousse doucement vers Sète où nous nous amarrons au Quai d’Alger en attendant l’ouverture des ponts à 18h40.

C’est la fin de la semaine, la fin des vacances pour chacun d’entre nous, et je décide, pour graver dans ma mémoire cette parenthèse salvatrice dans le ventre de la mer, et prolonger encore un peu ce moment, d’écrire un article pour le blog.

Après une semaine à vivre au gré du vent, je sais que je n’aurai même pas besoin d’un café pour y arriver.


Publié à 16:49, le lundi 9 septembre 2013, dans voyage, Ajaccio
Mots clefs : 2013étévoilevoyage


Travaux d'avant saison.

Le chantier de carénage n'ayant pas permis de venir à bout de toutes les petites et grosses choses à faire, il reste à peaufiner Saturne avant le début de la saison. Une cession de travaux (peinture, reprise de menuiserie, vérification moteur...) est prévue, à Sète, du 23 juin au 1er juillet. Saturniens, vos bonnes volontés sont les bienvenues pour un week-end où une semaine.

Détail des dates:

- week-end des 23 et 24 juin

- semaine du 25 au 29 juin

- week-end du 30 juin au 1er juillet

 


Publié à 23:27, le jeudi 31 mai 2012, dans Esprit Saturne, Sète
Mots clefs : saisontravauxété


Programme de navigation de l'été 2012

La transatlantique, tant rêvée de la nébuleuse "Saturne" s'est  terminée le 16 juillet dernier. Notre petite croisière estivale s'en est trouvée écourtée. Le club voile repart pour une grande navigation méditerranéenne qui le mènera dans les Cyclades. C'est un bateau tout beau, tout neuf, carénage oblige. Satune commence la saison comme bateau d'accompagnement sur le Challenge "Spi Dauphine" de Leucate à Port-Camargue. Ensuite, durant les nombreux grands week-ends du mois de mai, nous voyagerons autour de Sète. Enfin, le 14 juillet, cap sur les îles Grèques, pour un nouveau grand voyage. C'est une route connue des Saturniens qui l'ont déjà pratiquée durant l'été 2008. Bonifaccio, Olbia, Vulcano, Stromboli, Syracuse, Corinthe, Athènes, Kea, Izmir, et retour par Rhodes, Santorin, Héraklion... des mots qui font rêver.
A l'été prochain !

Programme de navigation 2012

- Du 2 au 12 avril: Chantier de carénage, le convoyage du bateau se fait le dimanche 1er avril.
- Du 13 au 20 avril, accompagnement du "Challenge Spi Dauphine"

Les premières dates des week-end autour de Sète du "club voile des Rancy" proposées sont:
Pour mai:
- Du samedi 5 mai au mardi 8 mai, week-end rallongé du 8 mai.
- Du jeudi 17 au dimanche 20 mai, (Ascension).
- Du samedi 26 au lundi 28 mai, (Pentecôte).

Pour juin, vous pouvez aussi nous proposez des week-end qui vous conviennent.

Pour les Cyclades :

- Séjour 1:
Départ le samedi 14 juillet de Sète, via la Corse, la Sardaigne, Stromboli...
Arrivée prévue le vendredi 27 juillet à Syracuse (Aéroport de Catane).
- Séjour 2:
Départ le samedi 28 juillet de Syracuse (Aéroport de Catane) via Ithaque, Corinthe, Athènes, Kéa et les Cyclades...
Arrivée prévue le vendredi 17 août en Turquie, (Aéroport de Bodrum).
- Séjour 3:
Départ le samedi 18 des côtes turque (Aéroport de Bodrum) via Rhodes, Santorin, Héraklion.
 
Arrivée prévue le vendredi 31 août à Syracuse (Aéroport de Catane).
- Séjour 4 :
Départ le samedi 1er septembre de Syracuse (Aéroport de Catane) pour Sète
 
Arrivée prévue le vendredi 14 sept.

Ce projet Cyclades, sous cette forme, n'est pas forcément définitif.
Merci de confirmer votre participation,  de proposer des aménagements judicieux, d'imaginer d'autres rêveries crédibles.
Michel

Publié à 18:04, le lundi 23 janvier 2012, dans Esprit Saturne, Lyon
Mots clefs : voile2012éténavigationcroisièrevoyage


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