Voyage à la voile sur Saturne

L'épopée.

Ecrite en 1998 sur l'album éponyme, l'épopée, c'est aujourd'hui en vrai:

Et on s’est retrouvé sans trop avoir pourquoi

Sur une embarcation, devinez notre effroi

Tissée de quelques mousses, une éponge, un lichen
Dérivant sans raison sur le jardin d’Eden
Et…
Le plus fort de tout
Est !
Qu’on ne savait pas du tout
Où…
Pouvait bien nous conduire
Ce !
Ce semblant de navire
Et…
Ne croyez pas, bon dieu,
Que…
L’horizon semblait bleu

A force de dérive sur cette éternité
Au  grand dam des dieux, dans le temps faut trancher
On s’en alla quérir, ça paraissait urgent
Un outil  de bois blanc  qu’on dénomma safran
Et…
Le  plus fort de tout
Est !
Qu’on ne savait pas tout
A …
Quel cap nous tenir
Ah !
Où était l’avenir
Mais ne vous fiez pas, bon Dieu
A !
Nos grands airs suspicieux


A force d’en rêver, délicieux mammifère
Qui remue les côtelettes et vous jette aux enfers
Un matin sur le pont, messieurs au garde à vous
Et  présentez les armes à l’indécent  gourou
Et…
Le plus fort de tout
Est !
Qu’il nous plaisait beaucoup
Non…
Pas deux fois s’il vous plaît
Non !
Pas de pommes aux verge...rs
Et…
A cent contre un, bon dieu,
On !
En tombait  amoureux


A force de glaner, un peu de ça et là
Quelques vieux ossements, une bille de bois
Savamment empilés et pointés vers le ciel
Le pis-aller prenait des tournures de Babel
Et …
Ce qui n’est pas banal
Est !
Qu’à tendre vers l’étoile
Ce…
N’est pas sans manquer d’air
Que !
Ca devenait polaire
Et…
De ce temps là, bon dieu,
Nos cœurs
En sont restés frileux


Ce n’est pas sans gravité qu’on revint vers le sol
Rompus à l’exercice de retourner nos cols
Un peu las de labeur et de trop d’ascension
On glisse nonchalant dans la fornication
Et
Le plus fort ici bas
Et
Qui nous laisse pantois
Est…
Que c’est genoux à terre
Qu’on !
S’envoie le mieux en l’air
Mais…
je ne voudrai pas, bon Dieu
Etre !
Trop irrévérencieux


S’échoue un vieux bonhomme et son nouveau regard
Qui jouait à dessein de haubans de guitares
Tournait en dérision mais sans la moindre injure
Deux ou trois lieux communs, nos certitudes sûres
Et…
le plus fort de tout
Est !
Qu’il se moquait de nous
De…
Si belle façon
Que
L’on aimait ses chansons
Et…
Bien que pêché, bon Dieu,
0n !
En était orgueilleux

Que de temps a coulé sur la terre des hommes
Combien de mâles heureux ont dû croquer la pomme
Pour qu’autant de malheur et d’abomination
Ne suffisent jamais à payer la rançon
Et…
Ca surprend bien certains
Et !
Pas dans les moins malins
Que !
l’avènement dit vain
Soit !
A ce point inhumain
Et…
On exprime, bon Dieu,
Notre !
Impuissant désaveu


J’ai troqué quelques mousses contre un terra  octet
La mémoire des hommes se passera de  papier
Le lichen flamboie à vingt mille degrés
Et le temps s’accélère, tourne en rond au carré
Mais…
le radeau gîte encore
Penche vers d’autres mises à mort
Est-ce…
En tout point acceptable
« Homme !
Tu m’en es redevable »
Et…
On aimerait bien, bon Dieu,
Voir !
Que tu te mouilles un peu...

Au volant d’un spoutnik ta mère avec raison
Décrivant, incrédule, les méandres du temps
T’initie à la vie de bien jolie façon
Comme toi, comme moi et tant d’autres en leur temps
Sans  en  attendre rien, te chante des chansons
 

Publié à 14:21, le samedi 2 juillet 2011, dans Esprit Saturne, Océan Atlantique Nord
Mots clefs : épopéesaturnetransatchansonvoilevoyage


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