Voyage à la voile sur Saturne

Saturne, mon premier ouvrage, est enfin disponible

Voilà c'est fait, mon tout premier ouvrage est publié.

http://www.ancre-de-marine.com/boutique/fiche_produit.cfm?ref=4017&type=9&code_lg=lg_fr


Publié à 01:29, le mardi 7 août 2018, dans Transat, Ajaccio
Mots clefs : TransatlantiqueSaturneaventurevoilevoyage


Programme de navigation printemps-été 2018

La navigation sur Saturne recommence ce printemps.

Voici les nouvelles dates des week-end de printemps:
Du 19 au 21 mai (complet) - 240€
Les 30 juin et 1 juillet - 170€
Les 7 et 8 juillet - 170 €

Les dates des séjour d’été en Corse sont maintenant connues:
15 - 23 juillet # Traversée vers la Corse - 9 jours - 720€
24 - 30 juillet # Séjour au départ d’Ajaccio - 7 jours - 560€
31 juillet - 6 août  # Séjour au départ d'Ajaccio - 7 jours - 560€
8 - 17 août # Traversée retour de Corse - 10 jours - 720€

Les séjours  du 20 au 22 avril, du 5 au 8 mai et du 11 au 13 mai sont annulés.

Vous pouvez retrouver ces infos:
Fb: https://www.facebook.com/saturne.sete
Tw: https://twitter.com/SaturneSete

 

A bientôt pour de nouvelles aventures.


Publié à 12:46, le jeudi 18 janvier 2018, dans voyage, Lyon
Mots clefs : 2018corsemarseillevoyage


Naviguer à la Toussaint.

Saturne et le club voile des Rancy vous proposent pour la fin de l'année 2013 des séjours de navigation pour le week-end et les vacances  de la Toussaint au départ de Sète, vers la frontière espagnole ou le delta du Rhône, suivant la météo:

 

Les prochaines navigations de Saturne au départ de Sète:

 

- du 26 octobre au 1er novembre.

- le week-end du 2 et 3 novembre.

 

On vous attend.

Contact, Michel: 06.41.76.15.58

http://voile-voyage.fr/


Publié à 15:07, le mercredi 18 septembre 2013, dans voyage, Sète
Mots clefs : séteSaturnevoilevoyage


Un p'tit de bout l'été par Caroline

Trois mois plus tard, me revoici à bord de Saturne, cette fois-ci au départ d’Ajaccio, destination Sète, et accompagnée de mon Lulu, 9 ans. Durant la traversée en ferry qui nous mène de Marseille en Corse, je me réjouis de revoir mon Capitaine vénéré, et je me demande s’il me refera un café. A peine arrivés ce matin du 24 août, nous repartons aussi sec (ha ha !) car le temps s’annonce tourmenté et nous devons faire la traversée tant que la mer est encore vaguement (re-ha ha !) praticable. A bord, nous faisons la connaissance de Sylvain et Bruno, et nous retrouvons Cécilia, la belle du Capitaine. La traversée commence assez tranquillement et je décide d’aller dormir 2h dans ma cabine histoire de me remettre de la (très) mauvaise nuit passée à bord du ferry. Quand j’émerge, mon fils m’annonce, des étoiles plein les yeux, qu’ils ont vu une tortue et une baleine. Je suis sûre que ces bestioles attendent que je fasse la sieste pour se montrer, les fourbes. La journée passe et la mer monte, bientôt nous ne voyons plus la côte. Saturne adopte une inclinaison de 35° environ par rapport à l’horizontale, inclinaison qu’il conservera la majeure partie de la semaine et qui nous inspirera plusieurs noms d’article plus ou moins vaseux : « 37,2° le matin », « une semaine à 35° », « la dolce vita à 35° »…

En attendant, on rigole moins à bord, la houle fait tanguer le bateau d’avant en arrière, et il gite tellement qu’on glisse, Lucien et moi, en un amas humain aggloméré entre le matelas et la coque du bateau. On n’a quand même pas à se plaindre, car le reste de l’équipage se relaie sur le pont à affronter les éléments. J’émerge au petit matin, et mes coéquipiers me parlent d’une «nuit effroyable, terrible !». Vu leurs têtes, je les crois sur parole. Après 24 heures de traversée, nous arrivons à Cannes, où le bateau jette l’ancre (arrêtez d’écrire !) à côté des îles de Lerins. 

L’équipage profite de la journée du dimanche pour se reposer, reprendre des forces, se baigner dans les eaux turquoise et faire le tour de l’île Saint-Honorat.

Sylvain et Bruno pansent leurs plaies à la tête : ils font une bonne tête de plus que le capitaine, et ont visiblement expérimenté d’une façon sensorielle, que Maria Montessori elle-même n’aurait sans doute pas renié, la hauteur sous plafond en divers endroits de l’habitacle. Bruno, maîtrisant déjà la méthode Montessori, est largement avantagé dans cette approche. Sylvain, en revanche, réitère plusieurs fois l’expérience avant d’intégrer pleinement toutes les dimensions de Saturne. Il passera la semaine avec une sorte de kippa blanche scotchée sur la tête, faisant office (ha ha) à la fois de pansement et d’amortisseur préventif.

Toujours soumis aux caprices du temps, et surtout du vent, nous repartons à minuit pour 14 heures de navigation qui nous mènent au mouillage à Hyères.

Là encore, Saturne gite, tangue et roule, nous sommes ballotés comme dans une essoreuse et les bleus fleurissent sur mes bras et mes jambes. Ca m’arrange, la rentrée ayant lieu la semaine suivante, je vais pouvoir fayotter et faire croire à mon (vénéré) prof de karaté que je me suis entrainée tout l’été, hé hé.

Arrivés à Hyères, le Capitaine joue les chauffeurs et nous dépose Lulu et moi sur la terre ferme grâce à l’annexe gonflable et à son moteur hors bord : grosse bouffée d’adrénaline et de rigolade pour mon Lulu !

Nous profitons de ce petit moment en tête à tête pour faire les courses, manger une glace et tremper les pieds dans l’eau (froide).

De retour sur Saturne, c’est l’heure de l’apéro ! Et oui, c’est ça que j’aime aussi à la voile, c’est que c’est souvent l’heure de l’apéro J.

En soirée, Julie, une amie du Capitaine (proche de la mafia des régisseurs son et lumière), nous rejoint à bord. L’heure est aux confidences, Lucien et moi lui montrons nos dessins du jour et je sens que mon croquis d’un cerveau qui se liquéfie la laisse perplexe…

Nous passons enfin une nuit complète. Le lendemain matin, le Capitaine joue à nouveau les taxis pour sa blonde, que le devoir rappelle à ses pénates. Nous reprenons l’apéro à son retour pour qu’il puisse noyer son chagrin dans l’alcool. Notre Capitaine, de par sa petite taille, est économique, et une bière (Corse) plus tard, nous voilà repartis, cap La Ciotat.

Le vent nous est encore une fois contraire (Nord-Ouest Force 7), mais l’équipage est bien reposé et ragaillardi par l’arrivée de viande fraîche en la personne de Julie. Nous tirons des bords avec une dextérité qui n’a d’égale que notre verve : la liste des Perles de la Méditerranée (jeux de mots issus principalement des joutes verbales entre le Capitaine et Sylvain) s’allonge au rythme des virements de bord. Nous en retiendrons essentiellement la très littéraire «Nous partîmes à six et nous revînmes à Sète», la Perle d’Or (une sombre histoire de quiche) ayant malheureusement été oubliée par la totalité des membres de l’équipage une fois les effets de l’apéro dissipés.

Le vent est vraiment trop fort, Saturne frôle les 40°, le Capitaine décide d’aller s’abriter à Saint-Mandrier.

Lucien et moi tombons sous le charme de cette petite station balnéaire, moi pour les couleurs, le ciel bleu, les pins parasol et le marchand de journaux chez lequel je déniche de jolies cartes postales, un carnet de timbres reproduisant des peintures impressionnistes et un livre de cuisine à l’huile d’olive, Lucien pour les bateaux militaires amarrés dans la rade de Toulon et le magasin de pêche où nous faisons l’emplette d’une boîte d’appâts (de gros vers de mer rouges à pattes, absolument répugnants) et d’une ligne.

Le lendemain matin, Lucien peut enfin aller pêcher ! Devant ma mauvaise volonté et mon incompétence, Bruno se dévoue et lui enseigne toutes les subtilités de cet art. Lucien, fier comme un bar-tabac, nous ramène trois poissons dont la petite taille justifierait une amende inversement proportionnelle. Nous reprenons la mer à 17h. Une grosse heure plus tard, nous mouillons au Cap Cissié pour un barbecue ! Et oui, Saturne est équipé d’un barbecue, et nous dégustons saucisses, merguez et les trois poissons pêchés par Lucien (sauf un, si petit qu’il tombe entre les trous de la grille du barbecue directement dans les braises), sous l’œil envieux et menaçant des mouettes.

Nous reprenons ensuite notre route, au moteur et sur une mer d’huile pour une fois, jusqu’à La Ciotat. J’ai bu un café avant de me coucher, je ne dors pas. Je cogite, tourne et retourne et finis par sortir rejoindre Bruno et le Capitaine sur le pont à minuit. La Ciotat est en vue, on dirait un décor de film de science-fiction avec ses monstres d’acier et ses projecteurs.

Le ciel est plein d’étoiles, la vie est belle (aussi) à 0°.

A l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, nous repartons pour une balade au moteur, par une pétole totale et toujours à l’horizontale, le long des calanques, jusqu’aux îles du Frioul. Le ciel et la mer sont bleu azur, le soleil darde ses chauds rayons sur nous, je chante, mon Lulu prend sa douche nu comme un ver à l’arrière du bateau, nous sommes seuls au monde.

Arrivés au port du Frioul, nous sommes accueillis par deux charmants jeunes hommes de la capitainerie qui nous aident à amarrer le bateau. Le Capitaine et moi expérimentons la lessive à la main et nous louons l’inventeur du lave-linge après avoir essoré avec nos petits bras musclés une housse de matelas.

Lucien se remet à pêcher pendant que je fais la sieste (ça aussi ça fait partie des choses que j’aime à la voile) et que les autres membres de l’équipage explorent l’ile. Quinze poissons plus tard, d’une taille plus que respectable cette fois-ci, mon Lulu est fou de joie et fier de pouvoir nourrir l’ensemble de l’équipage du fruit de sa pêche. Nous dégustons la friture pour l’apéro, avec un vin savoureux choisi avec soin par Bruno. Son effet sur Sylvain et Michel, le Capitaine, est toujours aussi tordant, Julie a les yeux qui pétillent et note les plus belles perles dans son carnet. Elle est, entre autres, ravie d’apprendre que suivant une règle géographique propre à notre Capitaine, étant de père Français et de mère Hollandaise, elle est donc Belge.

Nous repartons à 22h. Epuisée par toute cette inactivité et mon insomnie de la veille, je vais me coucher dans ma cabine avec Lulu, à 35°. Je ne sais pas si c’est le métier qui rentre, mais cette fois-ci nous restons chacun à sa place sur le matelas. A six heures du matin, telle la marmotte, je sors la tête du cockpit. Nous sommes au large de Port-Camargue, on voit la mer à perte de vue, et bientôt le soleil se lève, rouge et immense, à l’arrière du bateau. Comme pour nous narguer en ce dernier jour de navigation, les conditions sont idéales, le vent nous pousse doucement vers Sète où nous nous amarrons au Quai d’Alger en attendant l’ouverture des ponts à 18h40.

C’est la fin de la semaine, la fin des vacances pour chacun d’entre nous, et je décide, pour graver dans ma mémoire cette parenthèse salvatrice dans le ventre de la mer, et prolonger encore un peu ce moment, d’écrire un article pour le blog.

Après une semaine à vivre au gré du vent, je sais que je n’aurai même pas besoin d’un café pour y arriver.


Publié à 16:49, le lundi 9 septembre 2013, dans voyage, Ajaccio
Mots clefs : 2013étévoilevoyage


Transat, jour 15: A l'approche de Puerto Santo.

#
Une nouvelle page réécrite du livre de bord: Aujourd'hui, la tempête faiblit à l'approche de Madère.
Les séjours de l'été 2012 commencent à se remplir. Envie de partir? Faites-nous le vite savoir! Tous les détails sur le site :
http://www.voile-voyage.fr/ProgrammeDeNavigation.html
Le chantier de carénage commence ce week-end. Saturne gagnera Le chantier Allemand pour 15 jours.
#

9h : Quelle nuit de folie éolienne ! Mais sommes enfin dans le bon sens ! Les grains orageux parfois à plus de 50 nœuds nous ont épuisés ! Dans la nuits nous avons fait des pointes à plus de 17 nœuds...

12h : Le vent souffle enfin au Nord-Ouest et la mer est forte encore. Elle tombe moins vite que le vent mais putain, ca fait du bien ! Nous gagnons vers le Sud. Encore trois ris dans la grand-voile mais c'est le dernier bord. Nous nous reposons un peu.

15h : Ça tombe encore et encore. Nous commençons à respirer mieux. On ouvre saturne au vent atlantique. L'air s'engouffre de partout. Dans nos poumons aussi. Apéro ! Ça fait bien longtemps.

19h : Dans la nuit les phares de Puerto Santo nous indiqueront le chemin. Sommes en finale.

23h : Parfois une rafale nous réveille mais elle se rendort vite... Le bateau de nouveau redevient un plaisir.

Publié à 22:52, le jeudi 29 mars 2012, dans Transat, Madère
Mots clefs : tempetetransatvoilevoyage


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